Amelia Estevez et Annie Leuridan
Amelia Estevez et Annie Leuridan étaient accueillies en résidence à la malterie en 2009
A la malterie – Biographie – Liens
Amelia Estevez est danseuse et chorégraphe, Annie Leuridan est éclairagiste et paysagiste
Leur rencontre remonte à une dizaine d’années, elles ont travaillé ensemble pour des chorégraphes, l’une en tant qu’interprète, l’autre en tant qu’éclairagiste.
Mais leur premier travail commun date de 2006 avec le spectacle « Cendrillon le dimanche » chorégraphié et interprété par Amelia. Annie en a créé la lumière dans une démarche de composition plus que d’accompagnement. La lumière y jouait un véritable rôle ; elle était tour à tour rivale, complice, tortionnaire. Spatialisant le corps, elle orientait le regard du spectateur et précisait l’instant.
La lumière est ainsi devenu le miroir d’un propos apportant une dimension physique supplémentaire au travail chorégraphique.
Depuis lors, Amelia et Annie sont entrées dans une expérimentation du mouvement « à quatre mains » dans laquelle la lumière est considérée comme un élément chorégraphique à part entière.
Dans le projet « Forêt/Selva », c’est cette démarche qui est en jeu : une création dans laquelle la lumière est un élément moteur du travail. La lumière créé le parcours, s’impose comme une densité, s’humanise et se déshumanise, provoque en quelque sorte sa propre existence.
Forêt/Selva est donc le prolongement d’une rencontre artistique entamée lors du solo « Cendrillon le dimanche » et la résidence à la malterie en a été la première étape : penser le dispositif lumière comme une matière vivante capable d’évoluer en laissant place à l’improvisation humaine, rendre la lumière palpable pour lui donner une consistance et une existence en tant que composant de la pièce chorégraphique en train de se construire.
Le projet Forêt/Selva est pensé comme une expérience dans laquelle l’être humain évolue dans un environnement dont il n’est pas l’élément central. De cette humilité imposée par une nature qui nous ignore, pouvons-nous exister en nous adaptant à un environnement ou bien sommes-nous définitivement une espèce superflue ?
Biographie
Amelia Estevez est chorégraphe
Formation
Amelia Estevez étudie la danse classique en Espagne à Las Palmas, sa ville natale, auprès de Gelu Barbu. En 1992, grâce à une bourse d’état qui lui est attribuée trois années consécutives, elle s’installe en France pour étudier la danse contemporaine, d’abord au Conservatoire de Région de Rennes auprès de Ruxandra Racovitza puis à l’Ecole de Danse Supérieure de Cannes Rosella Hightower auprès d’Inga Sterner, Edward Cook et Stefanie Withe.
Interprète
Avant 1992, elle fait partie de la compagnie de Gelu Barbu pendant quatre années au cours desquelles elle jouera en tant que comédienne et danseuse et se produira en Espagne au Portugal et en Roumanie.
A partir de 1992 et son arrivée en France, elle poursuit sa carrière professionnelle au Jeune Ballet International de Cannes puis travaille successivement avec la Compagnie Artefact, la Compagnie Bruno Jacquin et avec Jean-Christophe Paré.
Depuis septembre 1999 et son installation sur Lille, elle danse dans la Compagnie Caryatides Cyril Viallon sur les pièces Just, Les petits riens, Traces, Cabine intime, Les cinq sens n’ont pas d’âge, et N’Huit. À travers cette même compagnie, elle est amenée à travailler avec les chorégraphes Seydou Boro et Salia Sanou pour le spectacle Koyan Kôté et le metteur en scène Serge Bagdassarian pour le spectacle Club Club Clubbing Club Cabaret.
Elle travaille, en tant qu’interprète, avec le Théâtre du monde perdu sur la pièce Inconnu à cette adresse de Kressman Taylor mise en scène par Valérie Fievet et programmée en Avignon 2001. Elle rencontre, en mars 2003, la Compagnie Lastiko et participe à la création Dépression dans la cuisine du chorégraphe Samuel Mathieu.
Chorégraphe
Elle entame ce travail en chorégraphiant et interprétant le solo El Sur programmé lors des Rendez-vous de la danse de la Biennale du Val-de-Marne en 2001.
En 2004, elle crée sa compagnie L’Amant Bilingue, chorégraphie et interprète le spectacle A l’heure fragile où les corps s’effleurent dans le cadre du festival Borderline à Armentières. Elle conçoit, dans la même période, une petite forme de lecture dansée, Cherche goutte d’eau, jouée dans différentes bibliothèques de la région et lors du festival Passion d’Avril à Lille.
En 2007, après une période de résidence de création au Vivat d’Armentières, elle présente son dernier travail, Cendrillon le dimanche, solo qu’elle chorégraphie et interprète.
Pédagogue
Au cours de sa carrière, elle est amenée à dispenser l’enseignement de la danse contemporaine à l’Ecole de Danse Supérieure de Cannes Rosella Hightower et au sein de la Compagnie Bruno Jacquin.
Elle assure, des formations et ateliers au Centre de Développement Chorégraphique Danse à Lille et intervient pendant deux ans à l’école supérieure professionnelle d’arts dramatique du Théâtre du Nord. Elle anime régulièrement des ateliers de sensibilisation, de création et de pratique de la danse contemporaine dans le cadre de sa propre compagnie.






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